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Soeur Lorette Bernier, MSC

In Memoriam
1921-2020

 

Soeur Marie Lorette, Camille Bernier est née le 19 avril 1921 à St Jouin de Blavou, une commune de l'Orne. Ils étaient 5 enfants. Leur maman est décédée alors que Lorette avait 9 ans. Le papa est alors venu en Sarthe et a mis les 3 plus jeunes enfants à l'orphelinat. Les enfants, dont Camille ont beaucoup souffert de cette séparation.

A l'orphelinat, Camille a eu la joie de découvrir Jésus et Marie,de les connaître de mieux en mieux, de faire sa première communion, ce qui l'a soutenue dans sa foi. Camille a toujours été privée de ne pas être en famille, ils étaient dispersés mais grâce à ses prières elle s'est sentie appelée par Dieu pour se donner dans la vie religieuse.

Quand Camille a eu 16 ans, Soeur Marie Thérèse Huchet lui a permis d'être employée à la clinique des Marianites.Elle était heureuse de se trouver avec des sœurs qu'elle aimait et qui l'ont aidée à approfondir sa décision d'être religieuse. Elle est entrée au noviciat des Marianites à Précigné le 1er mai 1940. Elle a pris l'habit et reçu le nom de Marie Lorette le 16 Août 1941. Le 8 aôut 1943, elle a fait ses premiers vœux et, ses vœux perpétuels le 10 Aôut 1947, ainsi que les vœux des Missions étrangères 

Dès 1943, comme professe temporaire, Sr Lorette a eu comme aubédience d'être « surveillante » au préventorium de Précigné. Jusqu'en 1977, elle est restée avec les enfants, soit à Andouillé, soit à Précigné, elle s'occupait d'eux,était comme leur grande sœur. Elle en a gardé un souvenir très chaleureux, elle leur donnait ce qu'elle aurait aimé avoir lorsqu'elle était à l'orphelinat .

En 1983,sa mission sera à Ste Marthe où elle accueille et assure la garderie des enfants avant et après l'école, elle fait aussi la cuisine et assure la cantine, elle visite les personnes âgées du quartier et participe à l'équipe des catéchistes de la Paroisse. Au niveau du Diocèse, elle fait partie du groupe des religieuses en service communautaire.

Elle a eu la grande joie d'aller à Rome pour la canosisation du Frère André. En 1996 sr Marie François et Lorette sont en retraite et doivent quitter l'école. Elles sont envoyées aux Sablons, là elles s'intègrent à l'equipe des catéchistes, participent aux activités de la Paroisse  comme l'équipe du Rosaire et continuent à visiter les personnes seules, se joignent aux réunions interculturelles du quartier, participent à un groupe de musique de mandolines et vont partager leur joie de la musique dans des maisons de retraite. En 2001 toutes deux reviennent à la Paroisse Ste Croix et habitent à la cité Blaise Pascal pour y continuer leur retraite active.

En 2005, fatiguées, elles viennent se joindre à la commununauté des sœurs aînées à la Solitude, mais n'abandonnent pas leurs amis pour autant et vont au club pour les activités,elles continuent aussi le groupe du Rosaire.  A la solitude sœur Lorette, prend ses marques,continue de garder sa bonne humeur et son sourire. Elle participe à la préparation des messes dominicales elle aime chanter. Aux offices et célébrations de la communauté et aussi le jour où nous chantons nos chants de jeunesse.

Elle aime recevoir ses neveux et nièces qui sont très attentifs à elle, lui apportent des fleurs,et des « douceurs » elle de son côté pense souvent à eux et les suit par la pensée dans leurs déplacements, s'inquiète quand les visites sont trop espacées à son avis  Ils n'oublient ni les fêtes, ni les anniversaires ni les jubilés, et ensemble ils se remémorent le temps passé.

Au cours de l'année 2018, elle a fait plusieurs accrocs de santé qui ont commencé par un accident vasculaire cérébral à la suite duquel elle reste paralysée d'un côté, mais elle se prend de passion pour la réfection des chapelets, elle en a toujours 4 ou 5 en chantier, c'est son passe-temps qui en même temps lui redonne le calme dans ses angoisses soudaines grâce à ses conversations avec la vierge Marie. Ces deux dernières années ont été éprouvantes pour elle et depuis un mois elle s'est affaiblie plus vite malgré les soins des infirmières et du personnel de la Maison. Nous voulons les remercier spécialement pour leur attention, leurs soins délicats et presque constants, leur façon de lui parler, de la changer de position dans son lit, de la protéger comme quelqu'un de leur famille.

Le mardi 24 en plein milieu du jour elle nous quitte dans son sommeil. Dieu qui est amour l'a accueillie avec la vierge Marie qu'elle priait  en même temps qu'elle réparait ses chapelets.

Au revoir Lorette.